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	<title>Lady Long Solo</title>
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	<description>Lady Long Solo - La librairie 38 rue Keller - 75011 Paris</description>
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		<title>Lady Long Solo</title>
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		<title>Le discours des deux m&#233;thodes </title>
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		<dc:date>2010-02-17T17:50:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Sitbon</dc:creator>



		<description>&#171; D'o&#249; est n&#233;, quand et comment, le dissentiment entre Guesde et moi ? Et quand je dis Guesde et moi, il est bien entendu qu'il ne s'agit pas d'une mis&#233;rable querelle de personne. Le d&#233;bat, le dissentiment entre nous est bien plus noble et en m&#234;me temps plus grave, puisqu'il s'agit, non pas de vielles et odieuses rivalit&#233;s dont on parl&#233; nos ennemis communs&#8230; &#187; Il s'agit d'une des controverses les plus c&#233;l&#232;bres et les plus &#233;clairantes qui jalonnent l'histoire du socialisme fran&#231;ais. C'est celle qui a oppos&#233;, (...)

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.ladylongsolo.com/librairie/local/cache-vignettes/L98xH150/arton190-4eaf7.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='98' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:98px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; D'o&#249; est n&#233;, quand et comment, le dissentiment entre Guesde et moi ? Et quand je dis Guesde et moi, il est bien entendu qu'il ne s'agit pas d'une mis&#233;rable querelle de personne. Le d&#233;bat, le dissentiment entre nous est bien plus noble et en m&#234;me temps plus grave, puisqu'il s'agit, non pas de vielles et odieuses rivalit&#233;s dont on parl&#233; nos ennemis communs&#8230; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Il s'agit d'une des controverses les plus c&#233;l&#232;bres et les plus &#233;clairantes qui jalonnent l'histoire du socialisme fran&#231;ais. C'est celle qui a oppos&#233;, en octobre 1900, &#224; la salle de l'Hippodrome de Lille, les leaders socialistes les plus reconnus, ceux qui, avec Edouard Vaillant, allaient fonder le parti socialiste quelques semaines plus tard : Jean Jaur&#232;s et Jules Guesde.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne s'agit pas &#224; proprement parler d'un d&#233;bat, mais d'une confrontation faite de deux conf&#233;rences successives prononc&#233;es devant les militants de ce Nord ouvrier qui est en train de devenir un bastion socialiste. C'est d'ailleurs Gustave Delory, le premier maire socialiste de Lille qui pr&#233;side - fermement... la r&#233;union. Mis &#224; part quelques interruptions, rapidement r&#233;prim&#233;es, il n'y a pas d'&#233;changes avec la salle. Chaque &#171; camp &#187; s'exprime en applaudissant son leader. Nous sommes aux antipodes du &#171; d&#233;bat participatif &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne saurait trop insister sur la date et le lieu de ce double discours. A l'automne 1900 les socialistes fran&#231;ais sont &#224; une &#233;tape importan- te de leur longue et difficile marche vers l'unit&#233;. On sait qu'&#224; la diff&#233;rence des grandes social-d&#233;mocraties la (re)naissance socialiste apr&#232;s la trag&#233;die de la Commune de Paris s'&#233;tait faite sous le signe de l'&#233;miettement. Le poids de l'histoire, la personnalit&#233; des hommes avaient contribu&#233; &#224; cette &#171; chapellisa- tion &#187;qui &#233;tonnait les partis &#233;trangers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;volution unitaire sensible apr&#232;s les r&#233;sultats &#233;lectoraux positifs de 1893 (une cinquantaine de d&#233;put&#233;s) s'&#233;tait acc&#233;l&#233;r&#233;e quand la pouss&#233;e nationaliste avait paru menacer la R&#233;publique. Les socialistes s'&#233;taient alors regroup&#233;s sans parvenir pourtant &#224; former un seul parti.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233; les formations &quot; r&#233;volutionnaires &quot; regroupaient le parti ouvrier fran&#231;ais P.O.F., le plus marxiste de tous, le mieux organis&#233; et le plus nombreux sous la houlette de Jules Guesde et le parti socialiste r&#233;volutionnaire d'Edouard Vaillant, h&#233;ritier de la tradition blanquiste. Ils avaient constitu&#233; le &#171; parti socialiste de France &#187;. A c&#244;t&#233;, l'aile r&#233;formiste du socialisme fran&#231;ais, r&#233;sultat de l'h&#233;ritage du socialisme &#171; possibiliste &#187; partisan de r&#233;for- mes gradu&#233;es (Paul Brousse), de l'apport des socialistes parlementaires, des tenants du socialisme municipal des socialistes ind&#233;pendants et aussi de f&#233;d&#233;rations rest&#233;es dans l'autonomie. Ces r&#233;formistes s'&#233;taient regroup&#233;s en un &#171; Parti Socialiste Fran&#231;ais &#187; dont le leader incontest&#233; &#233;tait Jean Jaur&#232;s, homme de culture et d'&#233;loquence qui, venu des r&#233;publicains de gauche avait adh&#233;r&#233; peu &#224; peu au socialisme, &#224; ses choix id&#233;ologiques et &#224; ses valeurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est au &#171; Parti Socialiste Fran&#231;ais &#187; qu'appartenaient des hommes comme Viviani et surtout Alexandre Millerand dont le parcours constitue justement l'un des deux th&#232;mes abord&#233;s dans les discours. Encore que ce dualisme socialiste n'&#233;puise pas une diversit&#233; difficile &#224; r&#233;duire. Jusqu'&#224; l'unit&#233; de 1905 au moins subsistera le parti ouvrier socialiste r&#233;volutionnaire dirig&#233; par Jean Allemane.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est dans ce contexte que se place le fameux d&#233;bat de l'Hippodrome, au milieu d'une dialectique unit&#233;-division qu'on pourrait croire consubstantielle aux socialistes fran&#231;ais, sinon &#224; la gauche fran&#231;aise. Il n'est que de voir le paysage politique... de 2007.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est que la plupart des socialistes fran&#231;ais aspirent &#224; l'unit&#233; car ils pr&#233;sument justement que, dans une p&#233;riode o&#249; leurs id&#233;es progressent, la persistance des rivalit&#233;s, des antagonismes de Chapelles, excitants pour l'esprit avec le foisonnement de journaux au tirage confidentiel, signifie d&#233;perdition des &#233;nergies et brouillage du message... Plus tard L&#233;on Blum &#233;crira &#171; Les socialistes ont une v&#233;ritable religion de l'unit&#233; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'ailleurs &#224; quelque tendance qu'ils appartiennent ils partagent beaucoup de sentiments communs : l'attachement &#224; la R&#233;publique, aux valeurs issues des Lumi&#232;res, aux id&#233;aux de 1789. Leur patriotisme, par del&#224; un attachement r&#233;cent &#224; l'internationalisme provient aussi du maintien de l'influence profonde de la R&#233;volution fran&#231;aise et il demeure largement encore une valeur de gauche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aussi font-ils une diff&#233;rence entre une droite qui est rest&#233;e largement monarchiste et cl&#233;ricale et ces r&#233;publicains bourgeois avec qui ils partagent au moins les r&#233;f&#233;rences &#224; 1789. On les a vus tenter de constituer un groupe commun &#224; la Chambre des d&#233;put&#233;s bien que la discipline de vote n'ait rien &#224; voir avec la pratique contemporaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On les a vus, en 1895-96 apporter, unanimes, leur soutien au gouvernement radical de L&#233;on Bourgeois, partisan de la r&#233;forme fiscale et sociale. En d&#233;pit des sarcasmes de l'extr&#234;me gauche anarchiste, les socialistes avancent sur la voie de la responsabilit&#233; parlementaire. Et il y est fait r&#233;f&#233;rence tant dans le discours de Guesde que dans celui de Jaur&#232;s. Pourtant les obstacles sont nombreux qui expliquent le climat de la r&#233;union de l'Hippodrome. On ne peut manquer d'&#234;tre frapp&#233; par les pr&#233;cautions prises par chacun des orateurs comme de la prudence, teint&#233;e de fermet&#233; du pr&#233;sident de s&#233;ance, Gustave Delory. Plus qu'un autre celui-ci sait que ce soir l&#224; &#171; on marche sur des &#339;ufs &#187;. D'exp&#233;rience et d'instinct ce militant ouvrier n'a pas connu l'&#233;cole mais a rencontr&#233; la r&#233;pression, les mises &#224; pied, le ch&#244;mage et la mis&#232;re. Totalement acquis aux th&#232;ses guesdistes qui impr&#232;gnent la F&#233;d&#233;ration du Nord il s'efforce d'autant plus d'atteindre &#224; l'impartialit&#233;. Il sait combien le d&#233;sir d'unit&#233; est fort mais que les chemins sont difficiles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut faire la part au patriotisme de parti. On ne partage pas en vain les m&#234;mes combats et les m&#234;mes esp&#233;rances pendant des ann&#233;es. Celui qui &#233;crit ces lignes en parle d'exp&#233;rience, il n'est pas facile pour qui a partag&#233; la fra- ternit&#233; d'une chapelle, d'entrer dans une Grande Eglise f&#251;t-elle celle de l'unit&#233;. Ajoutons la force des personnalit&#233;s qui incarnent ou ont incarn&#233; des parcours diff&#233;rents : Un Guesde, un Jaur&#232;s, un Vaillant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et aussi un Millerand qui, quelques ann&#233;es auparavant (1896) a prononc&#233; ce qu'on peut appeler le &#171; programme commun des socialistes &#187; au fameux banquet de Saint Mand&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien plus que sur l'affaire Dreyfus, l'autre th&#232;me du d&#233;bat c'est bien la question fondamentale de la participation socialiste &#224; un gouvernement bourgeois qui est pos&#233;e par l'entr&#233;e, en 1899, de Millerand dans le gouvernement de d&#233;fense r&#233;publicaine de Waldeck-Rousseau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Disons que la question eut rev&#234;tu beaucoup moins de passion si, dans le minist&#232;re de Waldeck n'avait figur&#233;, afin de contenir l'arm&#233;e, le marquis de Galliffet, l'un des g&#233;n&#233;raux qui en Mai 1871 avait conduit l'affreuse r&#233;pression de la Commune de Paris. Or n'oublions pas que dans ce parti-histoire qu'est le parti socialiste aux c&#244;t&#233;s de la fid&#233;lit&#233; &#224; la R&#233;volution Fran&#231;aise, aux journ&#233;es de juin 1848 figure la r&#233;f&#233;rence absolue pour tout le socialisme europ&#233;en et d'abord fran&#231;ais : la Commune de Paris. Il existait alors beaucoup de survivants, tel Jean Allemane, et Vaillant, l'un des dirigeants de 1871, soulevait de ferveur les Congr&#232;s socialistes qui, acclamaient poings lev&#233;s le vieux lutteur aux cris de &#171; Vive la Commune &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi l'affaire Millerand, un Millerand promis &#224; une lente d&#233;rive &#224; droite explique &#224; elle seule l'&#233;chec des tentatives de regroupement de la salle Japy en 1899 et de la salle Wagram en 1901. On notera que les Deux Discours se situent entre ces deux &#233;checs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet &#233;l&#233;ment, &#224; la fois de fond et de passion, explique le climat del'Hippodrome, la fa&#231;on dont Jaur&#232;s et Guesde se respectent et le comportement finalement disciplin&#233; de la salle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A noter aussi le courage lucide d'un Jaur&#232;s qui n'h&#233;site pas &#224; s'exprimer en plein fief guesdiste. Comme s'il savait que la cause de l'unit&#233; qui ne deviendra organique que cinq ans plus tard &#233;tait inscrite dans l'avenir. En d&#233;pit de l'ancrage profond du socialisme fran&#231;ais dans l'histoire h&#233;ro&#239;s&#233;e de la Grande Nation. En d&#233;pit de la tendance immuable jusqu'&#224; aujourd'hui, de notre socialisme pourtant devenu si gestionnaire, de continuer &#224; jouer ce que Fran&#231;ois Furet appelait &#171; notre surmoi r&#233;volutionnaire &#187;. Dans l'affrontement de 1900, si lointain en apparence, ressurgissent bien des inqui&#233;tudes face &#224; cet &#233;trange mouvement des choses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Louis Mexandeau Historien du socialisme 15 F&#233;vrier 2007&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Citoyens,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le plus grand plaisir que vous puissiez nous faire, ce n'est pas de nous acclamer, c'est de nous &#233;couter. C'est un grand honneur pour le Parti Socialiste d'instituer des d&#233;bats comme celui de ce soir et je crois pouvoir dire qu'il est le seul parti qui ait assez de foi dans la puissance de ses principes, pour instituer ainsi entre ses militants un d&#233;bat politique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous n'avons rien &#224; cacher, nous sommes le parti de la discipline dans l'action, pr&#234;t &#224; nous incliner toujours pour la conduite &#224; tenir devant la d&#233;cision r&#233;guli&#232;re du parti organis&#233;, mais nous sommes en m&#234;me temps le parti de la libert&#233;, toujours &#224; l'&#233;veil sur les meilleurs moyens d'&#233;manciper le prol&#233;tariat. Je suis venu m'expliquer ici sans violence aucune, mais sans aucune r&#233;ticence. D'o&#249; est n&#233;, quand et comment, le dissentiment entre Guesde et moi ? Et quand je dis Guesde et moi, il est bien entendu qu'il ne s'agit pas d'une mis&#233;rable querelle personnelle. Le d&#233;bat, le dissentiment entre nous est bien plus noble et en m&#234;me temps plus grave, puisqu'il s'agit, non pas de vieilles et odieuses rivalit&#233;s dont ont parl&#233; nos ennemis communs, mais d'un dissentiment de tactique et de m&#233;thode que nous avons le devoir de soumet- tre au Parti et que le Parti jugera souverainement ! (Bravos.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eh bien ! quand donc est n&#233; ce dissentiment ? On a dit, on a r&#233;p&#233;t&#233; qu'il a pris naissance &#224; l'entr&#233;e d'un socialiste dans un minist&#232;re bourgeois, et, en effet, cet &#233;v&#233;nement a aggrav&#233;, a accus&#233; les dissentiments de m&#233;thode qui exis- taient d&#233;j&#224; et je m'expliquerai bient&#244;t l&#224;-dessus, mais il ne l'a point cr&#233;&#233;. Le dissentiment existait d&#233;j&#224;, il s'&#233;tait d&#233;j&#224; manifest&#233; &#224; propos de l'affaire Dreyfus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous vous rappelez, en effet, que, pendant que plusieurs de nos compagnons de lutte et moi, nous &#233;tions engag&#233;s dans cette bataille, r&#233;solus &#224; la mener jusqu'au bout, il apparut, d&#232;s le mois de juillet 1898, un manifeste du Conseil National de nos camarades du Parti Ouvrier Fran&#231;ais et ce manifeste avertissait les travailleurs, avertissait les prol&#233;taires de ne pas s'engager trop avant dans cette bataille et de r&#233;server leurs forces pour la lutte de classe. Plus tard, quand parut le manifeste retentissant au lendemain de l'entr&#233;e de Millerand dans le minist&#232;re, le manifeste d&#233;clarait qu'il &#233;tait du devoir des socialistes, non pas seulement de parer &#224; cet &#233;v&#233;nement particulier, mais de corriger, de redresser des d&#233;viations qui, d'apr&#232;s le manifeste, remontaient &#224; deux ann&#233;es au moins. C'&#233;tait encore une condamnation nouvelle de la tactique que plusieurs d'entre nous avions suivie, &#224; propos de l'affaire Dreyfus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et plus r&#233;cemment, dans le discours qu'il pronon&#231;ait &#224; la mort de Liebknecht, dans la salle Vantier, Guesde, revenant sur cette question redoutable, d&#233;clarait une fois de plus, que nous avions eu tort d'entrer dans une bataille mal engag&#233;e, - que nous avions ainsi servi les int&#233;r&#234;ts du nationalisme, que c'&#233;tait &#224; la bourgeoisie &#224; r&#233;parer les erreurs de la soci&#233;t&#233; bourgeoise et qu'enfin, par cette lutte, nous avions d&#233;sert&#233; le terrain de la lutte de classe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai donc le droit de dire, sans que nul puisse me d&#233;mentir que ce n'est pas &#224; propos de la question Millerand que le dissentiment des m&#233;thodes s'est produit pour la premi&#232;re fois entre nous, mais que c'est &#224; propos de l'affaire Dreyfus et que c'est &#224; partir de ce moment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Cris de : Vive Guesde ! Silence, silence.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;G. Delory : Voyons, citoyens, on vous a demand&#233; de ne pas faire d'interruptions, &#233;coutez ; vous serez alors libres de juger quelle est la m&#233;thode que vous voulez adopter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J. Jaur&#232;s : Je crois que mes paroles ne peuvent blesser personne. J'ai r&#233;sum&#233; pr&#233;cis&#233;ment les objections dirig&#233;es contre nous par les contradicteurs et j'ai dit tout de suite : puisque, &#224; propos de ce conflit qui a &#233;mu toute l'humanit&#233; pensante et o&#249; nous avons cru devoir prendre parti, non seulement pour d&#233;fendre la personne humaine outrag&#233;e, mais dans l'int&#233;r&#234;t m&#234;me du prol&#233;tariat ; puisque, &#224; propos de ce conflit on a dit que nous avions abandonn&#233; le terrain du socialisme, le terrain de la lutte de classe, je dis que la premi&#232;re question que nous devons poser est celle-ci :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'est-ce donc que la lutte de classe ? Que signifie ce principe si souvent invoqu&#233; et si rarement d&#233;fini ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A mes yeux, citoyens, l'id&#233;e de la lutte de classe, le principe de la lutte de classe, est form&#233;e de trois &#233;l&#233;ments, de trois id&#233;es. D'abord, et &#224; la racine m&#234;me, il y a une constatation de fait, c'est que le syst&#232;me capitaliste, le syst&#232;me de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production, divise les hommes en deux cat&#233;gories, divise les int&#233;r&#234;ts en deux vastes groupes, n&#233;cessairement et violemment oppos&#233;s. Il y a, d'un c&#244;t&#233;, ceux qui d&#233;tiennent les moyens de production et qui peuvent ainsi faire la loi aux autres, mais il y a de l'autre c&#244;t&#233; ceux qui, n'ayant, ne poss&#233;dant que leur force travail et ne pouvant l'utiliser que par les moyens de production d&#233;tenus pr&#233;cis&#233;ment par la classe capitaliste, sont &#224; la discr&#233;tion de cette classe capitaliste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre les deux classes, entre les deux groupes d'int&#233;r&#234;ts, c'est une lutte incessante du salari&#233;, qui veut &#233;lever son salaire, et du capitaliste qui veut le r&#233;duire ; du salari&#233; qui veut affirmer sa libert&#233; et du capitaliste qui veut le tenir dans la d&#233;pendance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224; donc le premier &#233;l&#233;ment de la lutte de classe. La condition de fait qui le fonde, qui le d&#233;termine, c'est le syst&#232;me de la propri&#233;t&#233; capitaliste, de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e. Et remarquez-le bien ! comme ici il s'agit des moyens de travailler et, par cons&#233;quent des moyens de vivre, il s'agit de ce qu'il y a pour les hommes d'essentiel, de fondamental, il s'agit de la vie priv&#233;e, de la vie de tous les jours. Et, par cons&#233;quent, un conflit qui a, pour principe, la division d'une soci&#233;t&#233; en poss&#233;dants et en non-poss&#233;dants n'est pas superficiel ; il va jusqu'aux racines m&#234;mes de la vie. (Vifs applaudissements.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, citoyens, il ne suffit pas pour qu'il y ait lutte de classe qu'il y ait cet antagonisme entre les int&#233;r&#234;ts. Si les prol&#233;taires, si les travailleurs ne concevaient pas la possibilit&#233; d'une soci&#233;t&#233; diff&#233;rente, si tout en constatant la d&#233;pendance o&#249; ils sont tenus, la pr&#233;carit&#233; dont ils souffrent, ils n'entrevoyaient pas la possibilit&#233; d'une soci&#233;t&#233; nouvelle et plus juste ; s'ils croyaient, s'ils pouvaient croire &#224; l'&#233;ternelle n&#233;cessit&#233; du syst&#232;me capitaliste, peu &#224; peu cette n&#233;cessit&#233; s'imposant &#224; eux, ils renonceraient &#224; redresser un syst&#232;me d'injustices. Cette t&#226;che ne leur appara&#238;trait pas comme possible. (Interruptions.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;G. Delory : Pas d'interruptions, citoyennes et citoyens. S'il y a encore des interruptions, je vais &#234;tre oblig&#233; de prier les commissaires de salle de faire sortir les interrupteurs. (Applaudissements et nouvelles interruptions.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Citoyennes et citoyens, croyez-vous qu'il ne serait pas plus digne pour les deux personnes qui ont &#224; parler de ne pas faire d'interruptions ? Si vous interrompez, vous avez l'air de supposer que Guesde n'est pas capable de r&#233;pondre &#224; Jaur&#232;s ; si vous interrompez Guesde, vous aurez l'air de supposer la m&#234;me chose pour Jaur&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je crois que les deux camarades que nous avons devant nous ont assez de talent pour pouvoir nous expliquer les deux th&#233;ories qui sont en pr&#233;sence, sans qu'il y ait des interruptions qui, ainsi que je l'ai dit au d&#233;but, ne pourront que troubler la discussion. (Applaudissements.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J. Jaur&#232;s : Donc, pour qu'il y ait vraiment lutte de classe, pour que tout le prol&#233;tariat organis&#233; entre en bataille contre le capitalisme, il ne suffit pas qu'il y ait antagonisme des int&#233;r&#234;ts entre les capitalistes et les salari&#233;s, il faut que les salari&#233;s esp&#232;rent, en vertu des lois m&#234;mes de l'&#233;volution historique, l'av&#232;nement d'un ordre nouveau dans lequel la propri&#233;t&#233; cessant d'&#234;tre monopoleuse, cessant d'&#234;tre particuli&#232;re et priv&#233;e, deviendra sociale, afin que tous les producteurs associ&#233;s participent &#224; la fois &#224; la direction du travail et au fruit du travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut donc que les int&#233;r&#234;ts en pr&#233;sence, prennent conscience d'eux-m&#234;mes, comme &#233;tant, si je puis dire, d&#233;j&#224; deux soci&#233;t&#233;s oppos&#233;es, en lutte, l'une, la soci&#233;t&#233; d'aujourd'hui, inscrite dans le titre de la propri&#233;t&#233; bourgeoise, l'autre, la soci&#233;t&#233; de demain, inscrite dans le cerveau des prol&#233;taires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est cette lutte des deux soci&#233;t&#233;s dans la soci&#233;t&#233; d'aujourd'hui qui est un &#233;l&#233;ment n&#233;cessaire &#224; la lutte de classe. Et enfin, il faut une troisi&#232;me condition pour qu'il y ait lutte de classe. Si le prol&#233;tariat pouvait attendre sa lib&#233;ration, s'il pouvait attendre la transformation de l'ordre capitaliste en ordre collectiviste ou communiste d'une autorit&#233; neutre, arbitrale, sup&#233;rieure aux int&#233;r&#234;ts en conflit, il ne prendrait pas lui-m&#234;me en main la d&#233;fense de la cause. C'est ce que pr&#233;tendent, vous le savez, les socialistes chr&#233;tiens dont quelques-uns reconnaissent la dualit&#233;, l'antagonisme des int&#233;r&#234;ts, mais qui disent au peuple : &#171; Ne vous soulevez pas, ne vous organisez pas, il y a une puissance bienfaisante et c&#233;leste, la puissance de l'&#201;glise, qui fera descendre parmi nous, sans que vous vous souleviez, la justice fraternelle. &#187; Eh bien, si les travailleurs croyaient cela, ils s'abandonneraient &#224; la conduite de cette puissance d'en haut et il n'y aurait pas de lutte de classe. Il n'y aurait pas de lutte de classe encore si les travailleurs pouvaient attendre leur lib&#233;ration de la classe capitaliste elle-m&#234;me, de la classe privil&#233;gi&#233;e elle-m&#234;me, c&#233;dant &#224; une inspiration de justice.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;7 &#8364;
112 pages - format 110x170
ISBN 978-2-916952-02-4&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le communisme, avenir de la soci&#233;t&#233;</title>
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		<dc:creator>Michel Sitbon</dc:creator>



		<description>Ce texte aux accents proph&#233;tiques fut r&#233;dig&#233; &#224; la fin du Second Empire. Louis-Auguste Blanqui y &#233;voque avec confiance les conditions de r&#233;alisation d'une soci&#233;t&#233; de justice, d'&#233;galit&#233; et de partage. &#192; l'heure o&#249; la gauche est confront&#233;e &#224; la n&#233;cessit&#233; de repenser ses fondements politiques, il est utile de se souvenir avec Blanqui que le communisme ne peut &#234;tre que le terme d'un processus collectif et que l'&#233;mancipation des consciences est la condition principale de sa (r&#233;)invention. Roger Martelli, historien, (...)

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&lt;a href="http://www.ladylongsolo.com/librairie/le-catalogue/le-passager-clandestin/" rel="directory"&gt;Le Passager clandestin&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.ladylongsolo.com/librairie/IMG/arton189.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='98' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:98px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce texte aux accents proph&#233;tiques fut r&#233;dig&#233; &#224; la fin du Second Empire. Louis-Auguste Blanqui y &#233;voque avec confiance les conditions de r&#233;alisation d'une soci&#233;t&#233; de justice, d'&#233;galit&#233; et de partage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; la gauche est confront&#233;e &#224; la n&#233;cessit&#233; de repenser ses fondements politiques, il est utile de se souvenir avec Blanqui que le communisme ne peut &#234;tre que le terme d'un processus collectif et que l'&#233;mancipation des consciences est la condition principale de sa (r&#233;)invention. Roger Martelli, historien, longtemps communiste refondateur, aujourd'hui communiste unitaire est directeur du mensuel Regards. Il nous propose ici de r&#233;fl&#233;chir &#224; l'enjeu d'un &#171; nouveau communisme &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet essai est accompagn&#233; d'une r&#233;flexion de Lucien S&#232;ve, philosophe et membre refondateur du PCF, sur le devenir du communisme au XXIe si&#232;cle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;7 &#8364;
112 pages - format 110x170
ISBN 978-2-916952-10-9&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Evolution et r&#233;volution</title>
		<link>http://www.ladylongsolo.com/librairie/le-catalogue/le-passager-clandestin/188-evolution-et-revolution.html</link>
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		<dc:date>2010-02-17T17:12:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Sitbon</dc:creator>



		<description>G&#233;ographe, grand voyageur, &#171; mais avant tout anarchiste &#187;, &#201;lis&#233;e Reclus, alors banni de France pour avoir pris part &#224; la Commune, d&#233;veloppe ses id&#233;es politiques dans cette conf&#233;rence prononc&#233;e &#224; Gen&#232;ve en 1880. La r&#233;volution est la cons&#233;quence in&#233;vitable et naturelle de l'&#233;volution qui pr&#233;c&#232;de ; l'ignorance sert les int&#233;r&#234;ts des puissants, la diffusion du savoir est l'arme du peuple ; il n'est d'ordre et de paix sociale que librement consentis, entre &#233;gaux : tels sont quelques-uns des arguments de ce texte (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.ladylongsolo.com/librairie/IMG/arton188.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='98' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:98px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;G&#233;ographe, grand voyageur, &#171; mais avant tout anarchiste &#187;, &#201;lis&#233;e Reclus, alors banni de France pour avoir pris part &#224; la Commune, d&#233;veloppe ses id&#233;es politiques dans cette conf&#233;rence prononc&#233;e &#224; Gen&#232;ve en 1880.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;volution est la cons&#233;quence in&#233;vitable et naturelle de l'&#233;volution qui pr&#233;c&#232;de ; l'ignorance sert les int&#233;r&#234;ts des puissants, la diffusion du savoir est l'arme du peuple ; il n'est d'ordre et de paix sociale que librement consentis, entre &#233;gaux : tels sont quelques-uns des arguments de ce texte foisonnant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que peut trouver un marxiste r&#233;volutionnaire chez &#201;lis&#233;e Reclus ? Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste, livre ici son commentaire de ce texte anarchiste qui r&#233;interpr&#232;te l'id&#233;e de la r&#233;volution.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet essai est accompagn&#233; d'une r&#233;flexion de Sylvio Gallo, philosophe br&#233;silien, sur le paradigme anarchiste et l'&#233;ducation contemporaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;7 &#8364;
112 pages - format 110x170
ISBN 978-2-916952-05-5&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De l'esclavage moderne</title>
		<link>http://www.ladylongsolo.com/librairie/le-catalogue/le-passager-clandestin/187-de-l-esclavage-moderne.html</link>
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		<dc:date>2010-02-17T17:07:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Sitbon</dc:creator>



		<description>Pr&#234;tre condamn&#233; par le pape, royaliste pourfendeur de l'autoritarisme royal, nobliau gagn&#233; &#224; la cause du peuple, Lamennais (1782-1854) est l'homme des ruptures. En 1839, dans De l'esclavage moderne, il d&#233;nonce le sort fait au prol&#233;tariat sous la monarchie de Juillet. Rel&#233;guant au second plan les th&#232;mes religieux, Lamennais esquisse ici une critique de l'exploitation capitaliste men&#233;e avec la complicit&#233; d'un &#201;tat m&#233;prisant les droits du peuple. Cet essai constitue, neuf ans avant f&#233;vrier 1848, un v&#233;ritable (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.ladylongsolo.com/librairie/IMG/arton187.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='98' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:98px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pr&#234;tre condamn&#233; par le pape, royaliste pourfendeur de l'autoritarisme royal, nobliau gagn&#233; &#224; la cause du peuple, Lamennais (1782-1854) est l'homme des ruptures. En 1839, dans De l'esclavage moderne, il d&#233;nonce le sort fait au prol&#233;tariat sous la monarchie de Juillet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rel&#233;guant au second plan les th&#232;mes religieux, Lamennais esquisse ici une critique de l'exploitation capitaliste men&#233;e avec la complicit&#233; d'un &#201;tat m&#233;prisant les droits du peuple. Cet essai constitue, neuf ans avant f&#233;vrier 1848, un v&#233;ritable appel &#224; la r&#233;sistance populaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Michael L&#246;wy est sociologue, directeur de recherches &#233;m&#233;rite au CNRS et enseignant &#224; l'EHESS. Il a notamment travaill&#233; sur le romantisme r&#233;volutionnaire et la th&#233;ologie de la r&#233;volution. Parmi ses derni&#232;res publications : Franz Kafka, r&#234;veur insoumis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet essai est accompagn&#233; d'un article de Judith Revel et Toni Negri intitul&#233; &lt;i&gt;&#171; Inventer le commun des hommes &#187;&lt;/i&gt;, paru en janvier 2008 dans la revue Multitudes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;7 &#8364;
128 pages - format 110x170
ISBN 978-2-916952-15-4&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De l'action directe</title>
		<link>http://www.ladylongsolo.com/librairie/le-catalogue/le-passager-clandestin/186-de-l-action-directe.html</link>
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		<dc:date>2010-02-17T16:21:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Sitbon</dc:creator>



		<description>Cette conf&#233;rence, prononc&#233;e en 1912, est l'un des textes majeurs de l'anarchiste am&#233;ricaine Voltairine de Cleyre. Elle y &#233;tudie la l&#233;gitimit&#233; d'un type d'action politique qui rena&#238;t chaque fois que sont menac&#233;es &#171; les forces de la vie &#187;. Contre ceux qui tirent argument de la violence pour discr&#233;diter par avance tout mouvement social, Voltairine, puisant dans l'histoire contestataire des &#201;tats-Unis, souligne l'inventivit&#233; des formes d'action directe et soutient la n&#233;cessit&#233; d'agir hors de toute m&#233;diation (...)

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&lt;a href="http://www.ladylongsolo.com/librairie/le-catalogue/le-passager-clandestin/" rel="directory"&gt;Le Passager clandestin&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.ladylongsolo.com/librairie/IMG/arton186.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='98' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:98px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cette conf&#233;rence, prononc&#233;e en 1912, est l'un des textes majeurs de l'anarchiste am&#233;ricaine Voltairine de Cleyre. Elle y &#233;tudie la l&#233;gitimit&#233; d'un type d'action politique qui rena&#238;t chaque fois que sont menac&#233;es &#171; les forces de la vie &#187;. Contre ceux qui tirent argument de la violence pour discr&#233;diter par avance tout mouvement social, Voltairine, puisant dans l'histoire contestataire des &#201;tats-Unis, souligne l'inventivit&#233; des formes d'action directe et soutient la n&#233;cessit&#233; d'agir hors de toute m&#233;diation politique quand les droits les plus &#233;l&#233;mentaires ne sont pas reconnus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Normand Baillargeon est professeur &#224; l'UQAM, essayiste et militant libertaire. Grand admirateur et &#233;diteur au Qu&#233;bec de Voltairine, il est notamment l'auteur d'un Petit cours d'autod&#233;fense intellectuelle (Lux, 2006).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet essai est accompagn&#233; d'un article d'Emmanuelle Cosse, Marion Rousset et Samuel Lehoux intitul&#233; &#171; Cr&#233;ativit&#233; contestataire &#187; et paru dans Regards en mars 2009.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;7 &#8364;
96 pages - format 110x170
ISBN 978-2-916952-23-9&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le droit &#224; la paresse</title>
		<link>http://www.ladylongsolo.com/librairie/le-catalogue/le-passager-clandestin/172-le-droit-a-la-paresse.html</link>
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		<dc:date>2010-01-27T18:08:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Webmaster</dc:creator>


		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>

		<description>Socialiste fran&#231;ais inspir&#233; notamment par Proudhon et Karl Marx, Paul Lafargue &#233;crit en 1880 Le droit &#224; la paresse, pamphlet qui prend &#224; contre-pied les id&#233;es de l'&#233;poque sur le &#171; droit au travail &#187;. Revendiquer une r&#233;duction radicale du temps de travail, voil&#224; qui serait v&#233;ritablement r&#233;volutionnaire, &#233;crit Lafargue &#224; ses amis socialistes. La crise environnementale, l'impasse o&#249; nous a conduit le dogme de la croissance, le malaise grandissant dans l'entreprise&#8230;, tout tend &#224; montrer aujourd'hui que plus de (...)

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&lt;a href="http://www.ladylongsolo.com/librairie/le-catalogue/le-passager-clandestin/" rel="directory"&gt;Le Passager clandestin&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.ladylongsolo.com/librairie/009-philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.ladylongsolo.com/librairie/local/cache-vignettes/L98xH150/arton172-d409a.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='98' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:98px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Socialiste fran&#231;ais inspir&#233; notamment par Proudhon et Karl Marx, Paul Lafargue &#233;crit en 1880 Le droit &#224; la paresse, pamphlet qui prend &#224; contre-pied les id&#233;es de l'&#233;poque sur le &#171; droit au travail &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Revendiquer une r&#233;duction radicale du temps de travail, voil&#224; qui serait v&#233;ritablement r&#233;volutionnaire, &#233;crit Lafargue &#224; ses amis socialistes. La crise environnementale, l'impasse o&#249; nous a conduit le dogme de la croissance, le malaise grandissant dans l'entreprise&#8230;, tout tend &#224; montrer aujourd'hui que plus de 120 ans de capitalisme, d&#233;complex&#233; ou non, n'ont rien fait perdre de sa vigueur &#224; cette exigence. G&#233;rard Filoche, r&#233;dacteur en chef de la revue D&#233;mocratie &amp; socialisme, mensuel de la gauche du PS, inspecteur du travail, a publi&#233; r&#233;cemment &#171; Salari&#233;s si vous saviez... &#187; (La D&#233;couverte, 2008). Cet essai est accompagn&#233; d'un article de Jean Zin, philosophe et militant &#233;cologiste, intitul&#233; &#171; Changer le travail, changer la vie ! &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;sentation G&#233;rard Filoche&lt;/p&gt; &lt;p&gt;7 &#8364;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;80 pages - format 110x170&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ISBN 978-2-916952-24-6&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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